Lundi 29 mars 2010

Paris-Sorbonne/CRIMIC- Etudes Lusophones

Lundi 29 mars 2010

Au Centre Culturel Calouste Gulbenkian

51, avenue d’Iéna 75116 Paris


Dans le cadre du XIIIe Séminaire international d’Histoire indo-portugaise

Un Chantier de Mémoire : Construire l’Histoire des Femmes de Goa

La Méditerranée sur la Route des Indes

Le Séminaire « La méditerranée sur la route des Indes : Savoirs, mémoire, imaginaire, réseaux » se déroulant du 22 au 27 mars 2010 à l’Université de Provence, est prolongé au Centre Culturel Gulbenkian, par une manifestation consacrée à « Goa et la mémoire des femmes », organisée par le CRIMIC de Paris-Sorbonne (Paris IV). Réunissant un certain nombre de participant(e)s au colloque aixois, cette rencontre se propose d’interroger la féminité goanaise, notion qui prend en compte le genre, la classe, la race, la caste, ainsi que la transmission de la culture occidentale par la voie féminine à Goa au cours des siècles. La place des femmes goanaises sera largement examinée dans l’imaginaire contemporain que ce soit à travers le discours historique (où les femmes occupent une place importante), les récits de voyage, ou encore dans les œuvres littéraires qui les sollicitent dans leur espace de création.
Les études historiques menées surtout dans la deuxième moitié du XXe siècle ont démontré que les femmes avaient une histoire et qu’il était désormais possible de l’écrire en se fondant sur des sources parfois lacunaires, d’interprétation souvent difficile, mais nombreuses.
A tort ou à raison, il est souvent reproché aux hommes de faire « la politique du mâle », de forcer les femmes à être à la fois « des déesses et des domestiques ». Les femmes goanaises, à l’instar des européennes, jouent un rôle de transmission des valeurs, en tant que gardiennes de la mémoire historique, des valeurs culturelles et morales de la société. Leur vie se réduisait autrefois au mariage et à l’éducation des enfants. La situation a-t-elle évolué de nos jours ? Qu’en est-il de leur indépendance et de leur épanouissement personnel ? Par leur présence sur la scène sociopolitique, arrivent-elles à déchirer le voile des préjugés qui les enveloppent ? Pour Simone de Beauvoir, « aussi longtemps que la famille et le mythe de la famille et le mythe de la maternité et l’instinct maternel ne sont pas détruits, les femmes continueront à être opprimées ». Un tel constat est-il d’actualité pour Goa ? Quelle image en donne la littérature ? Quelles sont les embûches sur le chemin des femmes goanaises intellectuelles ?
La création féminine porte la marque du temps, de l’époque qui la voit naître, et s’en nourrit. Parce qu’elle est indissociablement liée à l’histoire politique, à l’évolution des mentalités, une telle création (et les réactions qu’elle suscite) emprunte un chemin sinueux que cette rencontre se propose d’interroger, afin de saisir une dynamique parfois discontinue, une évolution fragile et obstinée, éclairée par des personnalités féminines remarquables et parfois injustement oubliées.

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