Poétique de l’image trouvée: un double destin

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16 novembre 2018 au 21 novembre 2018 | Toute la journée

Organisation : Nancy BERTHIER (Sorbonne Université), Arnau VILARÓ (UNAM / Univeristat Autònoma de Barcelona), Marina VINYES ALBES (Sorbonne Université / Universitat de Barcelona)

En partenariat avec le Jeu de Paume et l’Institut Ramon Llull, Paris.

Activités organisées dans le cadre du cycle « Le corps et le lieu. Films autour d’Ana Mendieta », du 13 au 24 novembre 2018, au Jeu de Paume.

Commissaires : Arnau Vilaró Moncasí et Marina Vinyes Albes

Retrouvez le programme détaillé sur le site :http://www.jeudepaume.org/?page=hub&hub=cinema

 

Vendredi 16 novembre, 18h30

Musée du Jeu de Paume

 

PEREJAUME. LECTURE DANS LE NOIR

Avec l’artiste Perejaume

 

« …il n’est pas bon d’arracher aux lieux une valorisation quelconque,  une hiérarchie des uns sur les autres. Les lieux, pour  l’essentiel qui est de peser dans le monde, ne rivalisent pas ; ils ont leur propre superficie de pesanteur. Nul endroit ne se répète, c’est pourquoi le moindre coin du monde mérite la révérence comme tout autre. »
Perejaume, Paroles locales, 2015

L’œuvre plastique et l’écriture de Perejaume donnent forme depuis les années 1970 à une pensée originale et singulière qui nous emporte par sa capacité à aborder d’une perspective inattendue notre façon contemporaine d’appréhender le monde. La métaphore et la métonymie sont au cœur de sa proposition esthétique, en quête d’une unité fondamentale entre le monde et les mots, à l’œuvre autant dans son travail verbale que plastique, mélangeant formats, supports et ordres apparemment différents de la réalité naturelle et artistique. Pour le Jeu de Paume, il propose une séance dans le noir, une lecture performative interagissant avec une sélection de ses films courts et le travail de Mendieta. Comme elle, Perejaume consacre son travail à la culture du lieu : il l’ouvre, le cultive, le laboure. Cette praxis, qu’il nomme dans son lexique agraireté,fait pousser toute sorte de germinations poétiques. Loin de l’idéalisation d’un passé rural per se, sa praxis revient sur nos gestes et les formes que ceux-ci dessinent sur le territoire ; surla continuité inévitable entre les corps et les lieux.

Née à Sant Pol de mar (Catalogne) en 1957, Perejaume est Prix Catalan des Arts Visuels (2005) et Prix National Espagnol des Arts Plastiques (2006) et Graphiques (2007).

 

Lundi 19 novembre / 18h

Sorbonne, salle des actes

 

MASTERCLASS AVEC LA CINÉASTE CAROLINA ASTUDILLO, ANIMÉE PAR NANCY BERTHIER

 

À l’occasion de la projection en avant-première en France du film de Carolina Astudillo Ainhoa, yo no soy esa, la cinéaste dialoguera avec Nancy Berthier à propos de son travail sur les archives, de la construction d’un récit historique non-hégémonique à travers les films de famille ou de l’élaboration visuelle du corps féminin et de la construction d’une généalogie féministe. Elles reviendront par ailleurs sur le parcours de la réalisatrice et ses projets actuels.

Entrée libre sur inscription:

marina.vinyes@gmail.com

 

« El significado de una imagen no radica en su origen, sino en su destino ». La frase de la artista Sherry Levine resuena en las obras de todos y todas quienes trabajamos con archivos encontrados. Así, las imágenes al ser reutilizadas y recontextualizadas, resucitan y adquieren un nuevo destino, inimaginable quizá para las personas que las crearon. En la mayoría de mis películas me he nutrido de películas familiares, diarios y cartas para contar historias protagonizadas por mujeres. El archivo íntimo, el espacio de lo relegado, se convierte en el contraplano de la historia con H mayúscula y con él es posible reescribir y visibilizar la memoria de aquellos y aquellas que durante muchos años fueron silenciados/as ».

 

Mardi 20 novembre, 18h30

Jeu de Paume

 

AINHOA, YO NO SOY ESA [Ainhoa, je ne suis pas celle-là]

(Carolina Astudillo, Chili – Espagne, 2018, numérique, couleur, VOSTFR, 98’, Première française)

Avec la cinéaste Carolina Astudillo

 

La famille d’Ainhoa Mata a filmé, enregistré et photographié sa vie quotidienne pendant de nombreuses années. À l’adolescence, à la fin des années 1980, Ainhoa commence à écrire ce qu’elle ne disait à personne. Les journaux de vie conservés jusque sa mort décrivent une femme bien différente de celle que ses parents et amis connaissaient. Comme les écrits de tant d’autres femmes qui l’ont précédée, ces textes intimes révèlent une infinité de thèmes liés à l’expérience féminine : la maternité, la menstruation, l’avortement, l’abus… qui tracent une chronique alternative à l’histoire officielle de l’Espagne des années 1990.Mais le film est par ailleurs traversé par la poésie de Sylvia Plath, Alejandra Pizarnik et Anne Sexton, ou les journaux de Frida Khalo ou Susan Sontag. Carolina Astudillo l’a ainsi conçu comme un lieu d’interlocution, un exercice artistique, intellectuel et politique qui ouvre la porte à une relation créatrice entre femmes et à une filiation symbolique entre générations. Elle-même s’inscrira dans ce dialogue en partageant son expérience, dans l’espace du film, avec les paroles des femmes qui y sont convoquées et celles de son amie Ainhoa, jamais rencontrée mais pour autant très proche.

Prix du meilleur long-métrage documentaire au Festival de Málaga 2018.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poétique de l'image trouvée: un double destin

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