L’imaginaire catastrophique dans les arts visuels hispanoaméricains des XX et XXIème siècles

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Axe(s) : AV

24 février 2016 au 5 mars 2016 | Toute la journée

Il s’agit de réunir, autour d’une thématique commune, un groupe de chercheurs appartenant pour moitié à la UNAM et pour moitié à Sorbonne Universités (enseignants chercheurs, doctorants et post-doctorants) afin de travailler ensemble à un projet de collaboration scientifique sur une durée d’une dizaine de jours, comportant des activités de natures diverses mais convergentes. En réunissant pour moitié des enseignants chercheurs confirmés (Julie Amiot, Nancy Berthier et Véronique Pugibet pour Sorbonne universités) et pour moitié des doctorants ou post-doctorants (Mercedes Alvarez, Carlos Belmonte et Laura Isely pour Sorbonne universités), l’objectif scientifique se double d’un objectif de formation.

Le séminaire se réalisera en deux étapes et dans deux villes différentes.

-Première étape:  Campus de la UNAM, Mexico DF

– Deuxième étape:  Colloque à la Universidad Autónoma de Zacatecas (UAZ)

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Le discours médiatique est saturé de catastrophes, bien souvent associées à des éléments naturels (tsunamis, tremblements de terre, cyclone, etc.). Dans la tradition catholique, la catastrophe a été mise en relation avec le châtiment divin, qui permettait de donner du sens à des événements se produisant de manière imprévisible et incontrôlée, mais avec le temps, la notion de catastrophe s’est élargie à des domaines très diversifiés, notamment les catastrophes anthropologiques –les grands génocides du XXème siècle-, qui ont déplacé la responsabilité vers l’humain. Selon François Hartog, l’actuel « régime d’historicité », fondé sur le « présentisme », nous fait envisager le futur « non plus comme promesse, mais comme menace. Sous la forme des catastrophes, d’un temps des catastrophes dont nous sommes nous-mêmes les instigateurs.» (Régimes d’historicité, ed. 2012).

La catastrophe est un événement dramatique et mortifère à grande échelle qui se produit de manière soudaine et introduit de la discontinuité dans le flux du temps historique. Mais la dimension collective de la catastrophe s’articule à une dimension individuelle pour ceux qui l’ont vécue dans leur chair propre et ont survécu avant d’accéder au statut de témoins, si prisés des médias. Comment dire l’indicible ? Comment partager avec l’autre une réalité à la fois collective mais aussi si radicalement singulière dans ses conséquences ? Comment représenter l’irreprésentable ?

Dans une société du « risque et de l’incertain » qui sont, pour François Walter, la caractéristique du contemporain depuis 1918, si on la considère depuis la perspective d’une histoire culturelle des catastrophes et des risques, « la société occidentale a mis en scène avec des images les premières et avec des mots les secondes » (Catastrophes : une histoire culturelle [XVIe-XXIe siècle], 2008). Autrement dit, l’image semble être naturellement liée à la catastrophe. Tel est l’objectif de ce séminaire : explorer la manière dont l’imaginaire catastrophique s’est élaboré dans las arts visuels des XXème et XXIème siècle.

L'imaginaire catastrophique dans les arts visuels hispanoaméricains des XX et XXIème siècles

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