Julio Cortázar et Roger Caillois : du rêve au fantastique

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Axe(s) : SAL

30 mai 2018 | 14h00 à 18h00

La soutenance de thèse de Jérôme Dulou, intitulée : « Julio Cortázar et Roger Caillois : du rêve au fantastique » et préparée sous la direction de Monsieur Eduardo Ramos-Izquierdo, se tiendra le mercredi 30 mai 2018 à 14h00, en Salle des Actes, en Sorbonne.

Le jury sera composé de :

José García-Romeu, Professeur des Universités, Université de Toulon

Annick Louis, Maître de Conférences HDR, Université de Reims – EHESS-Paris

Eduardo Ramos-Izquierdo, Professeur des Universités, Sorbonne Université

Susanna Regazzoni, Professeure des Universités, Università Ca’Foscari Venezia

Raquel Thiercelin-Mejías, Maître de Conférences, Université de Provence – Aix-Marseille 1

Juliette Vion-Dury, Professeure des Universités, Université Paris 13 – Sorbonne Paris Cité

 

En 1957, Julio Cortázar rédigea une lettre à Roger Caillois encore inédite à ce jour. Il y fait l’analyse critique de L’incertitude qui vient des rêves, essai de Caillois publié en 1956. L’objet de cette thèse est de contextualiser la rédaction de cette lettre ainsi que la théorie onirique qui y est exposée par Cortázar. Adoptant une méthodologie génétique et intertextuelle, on propose une première analyse de ce document, qui peut être défini comme une « lettre-essai », afin de lui accorder la place qui doit être la sienne au sein de l’œuvre cortazarienne. On démontre ensuite que cette lettre peut être lue comme la synthèse d’une théorie et d’une pratique des rêves clés dans les premiers textes cortazariens, notamment à travers le personnage alter ego et récurrent de Gabriel Medrano, et qu’elle est l’avant-texte d’un rêve de ce personnage dans Los premios. La mise au jour de points de convergence et de passages parallèles entre la « lettre-essai » et ces premiers textes révèle que le complexe onirique cortazarien s’associe à un complexe de l’Autre, à travers les images de la main tendue et du double nocturne. Enfin, le désaccord qui oppose Cortázar à Caillois sur la question des rêves est replacé au sein d’une relation personnelle et professionnelle complexe et dans le contexte d’une opposition intellectuelle plus large autour des concepts de raison, de fantastique et de langage. On se demandera ainsi dans quelle mesure l’œuvre de Cortázar a pu se construire à l’épreuve du dissentiment qui l’opposa à Caillois sur ces différents sujets.

Julio Cortázar et Roger Caillois : du rêve au fantastique

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