Discours et contrainte (2008)

Accueil / / Discours et contrainte (2008)

Ateliers du Séminaire Amérique Latine de l’Université Paris-Sorbonne (2006-2007)

ISSN : 1954-3239


Axe(s) : SAL

La collection « Les Ateliers du Sal » a été fondée en 2004 par Milagros Ezquerro.

Cette collection diffuse les travaux des chercheurs qui ont présenté leurs communications pendant les séances du Séminaire Amérique Latine, composante du Centre de Recherches Interdisciplinaires sur les Mondes Ibériques Contemporains CRIMIC– EA 2561) de l’Université Paris-Sorbonne Paris IV.

Ce volume est le deuxième à être publié sous forme électronique.

Pour citer cette publication :

Discours et contrainte, Université Paris-Sorbonne, Les Ateliers du Séminaire Amérique Latine, n°2, sous la direction de Milagros Ezquerro et Julien Roger, 2007, publication électronique : http://crimic-sorbonne.fr…

Les textes sont au format pdf. Si vous n’avez pas le logiciel Adobe permettant de les lire, cliquez ici

Direction : Milagros Ezquerro et Julien Roger

Logo : Alain Cazottes

Comité de rédaction : Adélaïde de Chatellus, Olver De León, Estela Erausquin, Milagros Ezquerro, Lucien Ghariani, Paul-Henri Giraud, Julien Roger, Sonia Rose, Ina Salazar.

Titres déjà parus :

*L’hybride – Lo híbrido, sous la direction de Milagros Ezquerro, Paris, Indigo & côté femmes, 2005, collection « les Ateliers du Sal », 272 p.
http://www.indigo-cf.com/ pf302183/f/livre.php?livre_id=269

*Le texte et ses liens I – El texto y sus vínculos I, sous la direction de Milagros Ezquerro, textes réunis par Julien Roger, Paris, Indigo & côté femmes, 2006, collection « les Ateliers du Sal », 363 p.
http://www.indigo-cf.com/ pf302183/f/livre.php?livre_id=284

*Le texte et ses liens II , Université Paris-Sorbonne, Les Ateliers du Séminaire Amérique Latine, Milagros Ezquerro et Julien Roger (eds), 2007, publication électronique :
http://crimic-sorbonne.fr/actes/tl2/texte-liens2.htm

Discours et contrainte : deux circonstances nous ont inspirés : les questions sur la mémoire de la dictature et sur la Révolution cubaine, qui ont occupé certains d’entre nous pour la préparation aux concours, et aussi la visite en octobre 2006 de deux écrivaines argentines exilées, qui ont eu maille à partir avec la répression : Reina Roffé, qui vit à Madrid, et Alicia Kozameh, qui vit à San Francisco (Californie). Invitées par notre ami Fernando Moreno à Poitiers, elles ont accepté de participer à une journée du SAL, le samedi 28 octobre, autour de « Literatura y violencia ».

Après cette première journée d’études, le SAL a proposé, pour 2006-2007, une thématique qui, tout en prenant en compte cet aspect, si tragiquement important dans les cultures latino-américaines, permet des approches plus théoriques de la question : « Discours et contrainte ».

On peut entendre « contrainte » sous deux aspects. D’une part les contraintes contextuelles (violences politiques, socio-économiques, culturelles, censure, autocensure, etc., que l’on pourrait traduire en espagnol par « coacción »). Ces contraintes contextuelles ont fait l’objet de plusieurs articles (« dans quelle mesure la création littéraire échappe aux contingences historiques / aux contraintes de l’histoire, accidentée et rugueuse, constituées d’épisodes d’autoritarisme et de violence ? », se demande C. Fernandes), notamment à propos de la contrainte exercée sur les femmes (c’est le cas de l’article de K. Benmiloud, qui s’attache à l’analyse de l’esclavage de la prostitution, et de ceux de C. Pélage et de M. Palma, entre autres).

D’autre part, les contraintes qui s’exercent sur le discours peuvent également être de nature formelle : il s’agit, de manière parallèle, de violenter, de contraindre la littérature ; la langue travaillée par le pouvoir, en quelque sorte. Comme le souligne P. Laurent dans son article sur Saer, contraindre, dans ce cas précis, c’est écrire contre. On entendra donc dans cette seconde acception les contraintes textuelles (formes ou règles imposées par la tradition, ou au contraire choisies en vue d’obtenir un effet de rupture, que l’on pourrait traduire par « norma / regla »).

Néanmoins, et sans oublier les discours filmiques (cf. l’article de L. Mullaly), ces deux formes de contrainte, contextuelles ou textuelles, sont mêlées : c’est pourquoi à la lecture des articles il nous a été difficile d’établir clairement une distinction entre les deux, du moins pour organiser une table des matières qui est, elle aussi, une contrainte sur des discours. Notre seule contrainte d’ordre paratextuel a été, en l’espèce, géographique.

Ecrire contre la contrainte (c’est-à-dire contre tout pouvoir quel qu’il soit), c’est ainsi l’acte fondateur de toute forme de discours, voire de toute langue littéraire. En effet, si Barthes, dans sa leçon inaugurale au Collège de France, affirmait il y a trente ans que « la langue est fasciste », il en tirait la conclusion suivante : « il ne reste qu’à tricher avec la langue, qu’à tricher la langue. Cette tricherie salutaire, cette esquive, ce leurre magnifique, qui permet d’entendre la langue hors-pouvoir, dans la splendeur d’une révolution permanente du langage, je l’appelle pour ma part : littérature« . (Œuvres complètes, Paris, Seuil, 2002, tome V, p. 433 ou cliquer ici).

(Les éditeurs)

MEXIQUE – AMERIQUE CENTRALE – CUBA – COLOMBIE

*Karim Benmiloud, « Las muertas de Jorge Ibargüengoitia : contraintes, violences et maisons closes » : lire

*Didier Machillot, « Genre, champ intellectuel et nationalisme au Mexique : la polémique de 1925 » : lire

*Milagros Palma, « La dominación masculina en el monólogo Agonice con Elegancia (inédito) de Irma Prego (Nicaragua, 1938-Costa Rica, 2002) : lire

*Renée Clémentine Lucien, « La novela de mi vida, de Leonardo Padura : une variation sur la trahison et la censure » : lire

*Laurence Mullaly, « Discours filmique et contrainte idéologique : la Révolution cubaine « à la manière de » Sara Gómez » : lire

*Graciela Maglia, « Naciones culturales vs. naciones imaginadas en la poesía del Caribe colombiano » : lire

ARGENTINE

*Eric Courthès, « Las diferentes caras de la otredad indígena en Shunko, de Jorge Washington Ábalos » : lire

*María A. Semilla Durán, « Mitificación y mistificación del indio : Leopoldo Brizuela lee la otra historia de Ceferino Namuncurá » : lire

*Ana Gallego Cuiñas, « La ficción paranoica de Ricardo Piglia en “Un pez en el hielo” : encrucijada narrativa » : lire

*Magali Sequera, « Discours et folie : s’affranchir des contraintes de la réalité dans « El fluir de la vida » de Ricardo Piglia » : lire

*Pénélope Laurent, « Saer, une écriture de la contrainte » : lire

*Annick Mangin, « Literatura y dictadura : Cola de lagartija de Luisa Valenzuela » : lire

PARAGUAY

*Carla Fernandes, « Accidents de l’histoire, contraintes du discours sur la guerre : Guerre contre la Triple Alliance (1865-1870) et Guerre du Chaco (1932-1935) » : lire

CHILI

*Isabelle López García, « Les chroniques comme lieu de mémoire de la violence au Chili : De perlas y cicatrices de Pedro Lemebel » : lire

*Catherine Pélage, « Ecriture et contraintes dans les nouvelles de Pía Barros » : lire

*Catalina Quesada Gómez, « Una ventana al infinito : el discurso liberador de Casa de Campo » : lire

AU-DELA DES FRONTIERES

*Dorita Nouhaud, « Contraintes par corps ou les larmes d’Eros » : lire

*Elena Palmero Gómez, « El cuerpo torturado y mutilado en la obra poética de Nela Rio » : lire

Sur le même thème