Jacques Terrasa (éd.), De Madrid al cielo. Verticalité dans les arts et la littérature hispaniques

Accueil / / Jacques Terrasa (éd.), De Madrid al cielo. Verticalité dans les arts et la littérature hispaniques
Axe(s) :

Jacques Terrasa (éd.), De Madrid al cielo. Verticalité dans les arts et la littérature hispaniques, Paris, Éditions Hispaniques, coll. « Arts Visuels », 2016, 160 p.

 

Dès les années 1920, Madrid se dote d’immeubles de grande hauteur. Ils sont d’abord sur la Gran Vía, puis dans les années 1950 sur la Plaza de España. Viennent ensuite les Torres Blancas en 1969, et à partir des années 1980, les nombreux gratte-ciel du nord de la Castellana. Tous ces immeubles ont particulièrement intéressé les peintres et les cinéastes. Auparavant, ils avaient fasciné les avant-gardes poétiques, ou bien représenté une modernité néfaste pour les secteurs conservateurs qui se sont tournés vers une autre verticalité : celle de la Sierra de Guadarrama toute proche, précisément là où le régime franquiste érige l’immense croix du Valle de los Caídos pour y célébrer sa victoire. Si le point de vue des urbanistes et des historiens éclaire le rapport de Madrid à ces orgueilleuses tours de Babel, celui que proposent les fictions contemporaines permet de voir comment évolue, dans ces « villages verticaux », toute une galerie de personnages en quête d’ascension sociale. De l’horizontalité rurale à la verticalité urbaine, le changement de paradigme sera déterminant pour mieux comprendre la construction de notre espace contemporain.

Sommaire

« La verticalité superlative du Valle de los Caídos dans le cinéma de la Transition, un “nœud de mémoire” », par Nancy Berthier

« Madrid vu du haut de Torres Blancas ou le paysage-palimpseste », par Jacques Terrasa

« Envol et survol de l’espace madrilène : réflexions sur quelques toiles d’Antonio López », par Bernard Bessière

« Rêves d’ascension. La verticalité chancelante de l’être périurbain dans Barrio de Fernando León de Aranoa (1998) », par Saramaya Pelletey

« Madrid, “del subsuelo al cielo” : les racines de la verticalité dans El día de la bestia (Álex de la Iglesia, 1995), Taxi (Carlos Saura, 1996) et Barrio (Fernando León de Aranoa, 1998 ) », par Marianne Bloch-Robin

« Clara Sánchez ou l’impossible rêve urbain », par Isabelle Prat

« Dos verticalidades enfrentadas: el Madrid moderno y la Sierra de Guadarrama », par Fernando Castillo

« Conferencia sobre la película Edificio España », par Víctor Moreno

Sur le même thème