Danièle Robert : « Traduire ou la beauté fidèle »

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Axe(s) : PIAL

27 mars 2020 | 16h00 à 18h00

Lorsqu’on se lance dans la traduction d’une œuvre ancienne déjà maintes fois traduite au fil des siècles, la première question qui se pose est : comment faire ressentir au lecteur, dans sa propre langue, la beauté universelle et intemporelle de ce chef d’œuvre qui appartient à une autre langue, une autre culture, un autre temps ? Quelles sont, pour atteindre ce but, les limites et les libertés attenantes au geste de traduire ? En d’autres termes, quand et comment est-on fidèle ou infidèle à l’auteur, en harmonie ou en dissonance avec le texte que l’on s’approprie en le transformant ? Comment faire entendre la voix de l’auteur à travers la sienne propre ?

Cela revient à se poser en corollaire une seconde question : où se situe la nouveauté d’une traduction ? De quelle nature est sa modernité ?

C’est à partir de La Divine Comédie de Dante (1265-1321) que nous tenterons de répondre à ces questions.

Biographie :

Écrivain, critique et traductrice (latin, italien et italien médiéval, anglais), Danièle Robert a – dans le domaine de la poésie – traduit, préfacé et annoté aux éditions vagabonde La Pensée prise au piège de Michele Tortorici, Rime de Guido Cavalcanti (prix Nelly-Sachs) et, aux éditions Actes Sud, les œuvres de Catulle, Ovide (pour l’édition duquel elle a obtenu le prix Laure-Bataillon classique et le prix de traduction de l’Académie française), ainsi que les trois volets de La Divine Comédie : Enfer en 2016, Purgatoire en 2018, Paradis en 2020 (éditions critiques bilingues).

Elle est membre de la Société dantesque de France.

Directrice de la collection de littérature italienne « Stilnovo » au sein des éditions chemin de ronde elle a fait paraître Le Geste du semeur, de Mario Cavatore, L’Ordre animal des choses et À l’ombre de l’autre langue. Pour un art de la traduction, d’Antonio Prete, et Deux parfaits inconnus, de Michele Tortorici.

Danièle Robert est également la traductrice de l’œuvre poétique complet de Paul Auster (Disparitions, Actes Sud, 2004 ; « Babel », 2008) et de Lady Sings the Blues, l’autobiographie de Billie Holiday (Parenthèses, « Epistrophy », 1984 ; « Eupalinos », 2003) sur qui elle a donné un essai aux éditions Le temps qu’il fait (Les Chants de l’aube de Lady Day, 1993).

Elle est par ailleurs, dans la compagnie de Sophie Benech et Michel Volkovitch, protagoniste de Des voix dans le chœur. Éloge des traducteurs, film d’Henry Colomer qui a obtenu une Étoile de la Scam en 2018. Un dossier du Cahier critique de poésie a été consacré à son travail (CCP, n° 33, printemps 2017).

Danièle Robert : « Traduire ou la beauté fidèle »

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