Le cinéma vénézuélien de fiction 1973-2015 : production, genres et publics

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Axe(s) : AV

30 novembre 2020 | 14h30 à 18h00

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Titre de la thèse : Le cinéma vénézuélien de fiction 1973-2015 : production, genres et publics.

Doctorant : Alejandro IZQUIERDO

Directrice : Mme Nancy BERTHIER. Professeur des Universités, Faculté des Lettres de Sorbonne Université.

Lieu et date : La soutenance se déroulera en visio-conférence. Le public doit s’inscrire auprès de Mme. Nancy Berthier (nancy.berthier@sorbonne-universite.fr)

Jury :

Julie AMIOT-GUILLOUET – Professeure des Universités, CY Cergy Paris Université

Nancy BERTHIER – Professeure des Universités, Sorbonne Université

Vicente SÁNCHEZ-BIOSCA –  Professeur des Universités, Université de Valencia

Jacques TERRASA – Professeur des Universités émérite, Sorbonne Université 

Résumé : Dans cette thèse, nous étudions la cinématographie vénézuélienne de 1973 à 2015, afin de comprendre l’émergence et les transformations de la production nationale et de ses publics.  Pour ce faire, il a été nécessaire d’étudier aussi le contexte sociale, économique et politique du pays et son impact sur la production et la réception. La recherche conduisit à la définition de trois périodes : le Boom (1973-1988), La Crise (1989-2004) et la Résurgence ? 2005-2015. En 1973, trois films à fort contenu social et politique ont attiré l’attention du public. L’État, qui dispose de ressources abondantes grâce à l’augmentation du prix du pétrole, décide de financer le cinéma national. C’est ainsi qu’est née une production modeste mais continue liée à la valeur de l’or noir jusqu’en 2005. Entre 1976 et 1988, 11 longs métrages en moyenne ont été produits chaque année et ont reçu 1,9 million de spectateurs par an. Les drames socio-politiques et les drames passionnel, avec violence, criminalité, pauvreté et érotisme sont les favoris du public. Entre 1989 et 2004, le secteur cinématographique reflète la crise que traverse le pays. En 2005, une nouvelle loi sur le cinéma a été adoptée. Parmi ses dispositions positives figure celle qui consiste à rendre le financement des films indépendant du budget de l’État. La loi conduit à une relance de l’industrie cinématographique nationale entre 2005 et 2015, avec 13 sorties annuelles et 1,6 million de spectateurs par an. En pleine tension politique dans le pays, la comédie devient le genre préféré du public. Un cinéma officiel aligné avec le projet chaviste est développé.

Le cinéma vénézuélien de fiction 1973-2015 : production, genres et publics