Paco Gómez (1918-1998), entre mémoire et oubli

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4 mai 2021 | 17h00 à 18h30

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« Paco Gómez (1918-1998), entre mémoire et oubli : de ses images de murs de la fin des années 1950 à la récupération de son fonds photographique par la fondation Foto Colectania dans les années 2000 » Intervention de Jacques Terrasa (Sorbonne Université)

Vers la fin des années 1950, une nouvelle génération de photographes espagnols se réunit autour de l’association et la revue AFAL, et propose une vision humaniste et contextualisée de la société de l’époque. À Madrid, six d’entre eux vont créer en 1959 un groupe informel qu’ils nomment « La Palangana ». Parmi eux, Paco Gómez (1918-1998) est le seul à faire des murs de la capitale ou des alentours de Madrid, non pas le décor de portraits en situation, mais au contraire, un sujet à part entière. C’est autour de 1960 qu’il réalisera ses plus beaux clichés, et ses premières expositions, tandis que, parallèlement, il se spécialise dans la photographie d’architecture. Cependant, comme beaucoup de photographes de cette époque, il restera peu connu du public jusqu’à ce que « La Caixa » lui consacre une première rétrospective en 1995, puis que sa fille fasse don de toutes ses archives à la fondation Foto Colectania en 2001. Son fonds est alors archivé et deux expositions importantes organisées dans les années 2010, faisant sortir Paco Gómez de l’oubli. Son cas est exemplaire du destin des photographes espagnols de l’École de Madrid. Mais quelles sont les raisons de ce sauvetage tardif ?

Jacques Terrasa, professeur émérite à Sorbonne Université, agrégé d’espagnol, a enseigné les arts visuels à l’université à partir de 1991. Il a présidé la 14e section du CNU (2012-2015) puis le jury du CAPES externe d’espagnol (2015-2018). Il a publié une quinzaine d’ouvrages, dont L’analyse du texte et de l’image en espagnol (1999 ; 3e édition : Armand Colin, 2021), et plus de 80 articles universitaires. Depuis une vingtaine d’années, ses recherches portent essentiellement sur la photographie espagnole

 

Paco Gómez (1918-1998), entre mémoire et oubli