Transferts culturels Brésil – France et autres

Accueil / Évènement / Transferts culturels Brésil – France et autres

Axe(s) : EL

20 juin 2019 | 10h00 à 13h00

Nous reviendrons à partir de cas concrets sur les avancées théoriques et méthodologiques venues de l’histoire sociale, de la théorie littéraire, de la sociologie de la culture et de l’histoire des sciences, pour étudier la circulation des idées et des cultures, ainsi que leur réception. 

JE Transferts 20-6-19

10 h Une poïétique pour la traduction de Valéry au Brésil : un cas de transfert 

Roberto Zular, Université de São Paulo-FFLCH

La lecture et la traduction de Valéry, au Brésil, interroge la différence des pratiques d’écriture  et donne à voir la complexité des relations de transfert. Notre hypothèse est que la présence de Valéry se renforce dans les moments de crise du modernisme et du processus de modernisation, ce qui ne fait que s’accentuer au fil du XXe siècle, et interpelle jusqu’à la possibilité de le traduire aujourd’hui au Brésil.

10 h 20 Le réalisme dramatique à Rio : histoire d’un transfert culturel franco-brésilien raté (1855-1880) 

Sébastien Rozeaux, Université de Toulouse-Jean Jaurès

À partir des années 1850, des dramaturges brésiliens ont fait leur le réalisme dramatique à la française, dans l’espoir de fonder une tradition dramatique nationale. L’analyse des raisons et des modalités de ce transfert culturel sera prolongée par une réflexion sur le bilan en demi-teinte de cette production, dans le cadre plus vaste de la vie théâtrale à Rio.

10 h 40 Traduire et recueillir la poésie française au Brésil : les exemples de Raimundo Correia (Versos e versões, 1887) et Álvaro Reis (Musa Francesa, 1917)

Cécile Serrurier, Université Bordeaux Montaigne

Raimundo Correia et Alvaro Reis sont deux poètes qui ont longtemps été oubliés de l’histoire et de la critique littéraire. Revenir sur leurs pratiques de traducteurs permet de souligner l’émergence de deux types de recueils (le modèle des « vers et versions », mêlant poésie propre et poésie traduite ; celui composé uniquement de traductions) constituant un support singulier pour les transferts culturels, et qui se distinguent des anthologies de littérature étrangère ou de celles consacrées à un seul auteur (Hugonianas…).

11 h Discussion

11 h 20 Pause

11 h 30 Les théories structuralistes de Paris à Rio : le cas de la PUC-RJ

Jefferson Agostini Mello, Université de São Paulo-FFLCH 

Dans les années 1970, certains professeurs de littérature brésilienne de l’Université Catholique de Rio amorcent un dialogue productif avec les théories structuralistes françaises. L’un d’eux, Luiz Costa Lima, échange une correspondance avec Claude Lévi-Strauss et écrit, de 1972 à 1973, une thèse de doctorat inspirée de l’œuvre de l’anthropologue. À quelles lectures de la théorie de Lévi-Strauss Luiz Costa Lima procède-t-il ? On verra combien elles s’articulent aux débats intellectuels de l’époque.

11 h 50 Remettre le transnational à l’échelle : les « disciplines nationales » et leur internationalisation. Le cas des théories littéraires françaises (1960-1970s).

Lucile Dumont, École des Hautes Études en Sciences Sociales

La construction d’un champ transnational de théories littéraires (sémiologie, analyse structurelle des récits) dans les années 1960 et 1970 s’établit sur la base d’approches développées et diffusées dans les espaces académiques, littéraires et intellectuels français. À travers le cas de l’élaboration et de la circulation des théories littéraires, en particulier vers les États-Unis, se pose la question des modalités d’internationalisation des disciplines dites « nationales ». Que fait leur circulation transnationale aux programmes d’enseignement et au corps enseignant ? La théorisation apparaît-elle comme une réponse possible à des injonctions contradictoires, entre ancrage national et arrachement des productions intellectuelles à ce dernier ?  

12 h 10 Interactions culturelles anglo-indiennes : ethnologie, apprentissage des langues, et l’émergence de la linguistique comparative moderne en Inde à la fin du XVIIIe siècle

Kapil Raj, École des Hautes Études en Sciences Sociales

Une des caractéristiques partagées des administrations impériales mongoles et britanniques fut de fonder leur façon de gouverner sur des études ethnographiques et linguistiques des populations locales. L’interaction entre ces deux entreprises dans la seconde moitié du XVIIIe siècle conduisit à l’émergence de la linguistique comparée moderne ainsi que une cartographie mondiale innovatrice des familles de l’humanité.

12 h 30 Discussion 

12 h 50 Clôture

 

Transferts culturels Brésil - France et autres

Chargement de la carte…