Dir. Corinne Cristini, Marion Gautreau, Martine Heredia et Eva Sebbagh
Type.s : Actes de journées et de séminaires
Le numéro 26 de la revue HispanismeS vient d’être publié :
« Exposer au féminin dans les espaces muséaux (Espagne – Amérique latine XXe –XXIe siècles) », sous la direction de Corinne Cristini, Marion Gautreau, Martine Heredia et Eva Sebbagh, HispanismeS n°26, 2025
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Le dossier Exposer au féminin dans les espaces muséaux fait suite à une journée d’étude s’inscrivant dans le cadre de l’axe thématique « Pratiques et rythmes urbains : des espaces pour montrer, conserver, restaurer les œuvres d’art visuel », pensé par la composante Arts Visuels de l’équipe de recherche CRIMIC (Centre de Recherches sur les Mondes Ibériques Contemporains, Sorbonne Université, EA 2561).
Au travers de cette étude monographique, l’objectif est d’amorcer une réflexion générale sur la place des femmes dans les institutions muséales d’Espagne et d’Amérique latine du XXe siècle à nos jours. Au cours de cette période, les manifestations du féminin au sein de ce type d’espaces se sont, de fait, peu à peu diversifiées, puis ont acquis une visibilité à part entière qu’il est désormais impossible de passer sous silence. Pourtant, les travaux de recherche réalisés à ce sujet restent marginaux, et aucun ne semble avoir encore envisagé la question dans toute sa complexité, en prenant simultanément en compte le statut d’objet de représentation qui a été attribué aux femmes au sein des institutions muséales, depuis leur origine, ainsi que leur qualité de créatrices, ou même de « public spécifique », qu’elles ont fini par acquérir dans l’enceinte de certains de ces espaces. Il s’agit donc de s’interroger sur les modalités d’exposition de la création artistique au féminin en considérant, d’une part, l’évolution du rôle affecté au corps de la femme comme motif récurrent des œuvres visibles dans le cadre muséal et, d’autre part, la multiplication d’espaces de présentation permanents ou temporaires dédiés aux recherches créatrices menées par des femmes pour, enfin, mesurer leur impact sur la déconstruction des discours institués en matière de genre. Dans quelle mesure les institutions muséales d’Espagne et d’Amérique latine ont-elles contribué à donner une visibilité au travail des femmes et à légitimer leur patrimoine artistique en prenant le contrepied d’une conception strictement masculine de l’histoire de l’art ?
