Barcelona 70’s Antifranquisme & contreculture

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Axe(s) : AV, EC

21 mars 2019 au 23 mars 2019 | Toute la journée

Organisation :

Nancy Berthier, Monica Güell, Jacques Terrasa (CRIMIC Sorbonne Université)

Comité scientifique:

Denise Boyer (Sorbonne Université), Zoraida Carandell (Université Paris-Nanterre), Enric Gallén (Universitat Pompeu Fabra), Román Gubern (Universitat de Barcelona), Stéphane Michonneau (Université de Lille-III), Eliseo Trenc (Université de Reims-Champagne-Ardenne), Isabel Valverde (Universitat Pompeu Fabra)

 

A la suite du colloque international « La Barcelone des sixties, entre Caputxinada & Gauche divine », qui s’est tenu en Sorbonne en mars 2016, le CRIMIC poursuit sa réflexion autour de la ligne thématique consacrée aux imaginaires du territoire, dans le cadre de l’axe transversal « Penser la capitalité ». Placée sous le signe de l’antifranquisme et de la contreculture, cette nouvelle manifestation scientifique est centrée sur la décennie suivante, les seventies, entre tardofranquisme et début de la transition. En effet, dans les dernières années du franquisme, Barcelone est la ville d’Espagne qui incarne le mieux l’opposition à une dictature doublement honnie des Catalans. Comme dans le reste du pays, cela est dû d’abord à l’absence de libertés démocratiques, dans une région traditionnellement ouverte sur l’Europe, et qui supporte mal le joug imposé par Madrid, alors qu’elle n’est qu’à deux heures de voiture de Perpignan, ville où se précipitent les Barcelonais pour y « consommer » tous ces films interdits au Sud des Pyrénées. Ensuite, le rejet de la dictature est lié chez les Catalans à cette langue et cette tradition différentes de celles du reste de l’Espagne – l’outil linguistique étant devenu, tout particulièrement depuis une dizaine d’années avec l’avènement de la nova cancó, un outil de revendication politique. La Barcelone des seventies est un carrefour, ouvert aux êtres et aux cultures qui y trouvent toujours un accueil favorable, pour peu que ces nouveaux venus ne s’y installent pas avec un sentiment de supériorité, notamment linguistique, comme c’était le cas pour certaines élites castillanes. Car c’est Paris qui fascine à l’époque les Barcelonais : le Paris de la Nouvelle vague ou des révoltes de mai 1968 ; le Paris des intellectuels, comme Barthes ou Foucault ; le Paris des contrecultures qui, venues d’outre-Atlantique, ont transité par la capitale française ; le Paris du Dernier Tango ; celui aussi d’une jeunesse qui s’embarque au port de Barcelone pour rejoindre les paradis artificiels d’Ibiza… Près de dix ans avant Madrid, Barcelone est au début des années 1970 le lieu d’une effervescence créatrice aussi intéressante que celle de la future movida madrilène. Mais à une différence près : l’engagement antifranquiste, qui fédère encore toutes ces mouvances (rock, design, BD, photographie, arts plastiques, théâtre…), perdurera au-delà de la décennie des années soixante-dix.

 

Le colloque international, qui se déroulera sur 3 jours, réunira des chercheurs autour des divers aspects de cette réalité multiple, tant sur le plan historique que littéraire (roman, théâtre, poésie) et artistique (photographie, cinéma, arts plastiques). Ces regards croisés permettront d’interroger de manière pluridisciplinaire la vie foisonnante de ces années de changements qui renouvelleront profondément l’imaginaire urbain de la capitale catalane.

 

 

 

Barcelona 70’s Antifranquisme & contreculture

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